Méthodologie et vie privée
Ce qu’on garde, ce qu’on ne garde pas
Ce que tu nous donnes
Ton lycée ou ta fac, les problèmes que tu coches (une liste pour les lycées, une autre pour les facs), ou la case « rien de tout ça, ça va bien », ton niveau facultatif, et le mot de ton établissement. Rien à écrire : pas de texte libre, pas de chiffre à saisir, donc rien qui puisse nommer quelqu’un ou te reconnaître. Pas de nom, pas d’e-mail, pas de compte, pas de numéro de téléphone.
Avec ça, le serveur enregistre la date et l’heure de l’envoi, une empreinte irréversible de ton appareil et un signal de localisation à trois valeurs, décrits plus bas. C’est tout ce qu’il y a dans la base.
Ce qu’on ne garde pas
- Ton adresse IP. L’application ne l’enregistre jamais. Au moment de l’envoi, l’hébergeur nous transmet le pays, la région et parfois une position approximative de la connexion ; on compare à l’établissement (même région, ou à moins de 150 km) et on ne garde que le résultat : près de l’établissement, ailleurs en France, hors de France. Ni l’adresse, ni la position.
- Aucun traceur. Pas d’identifiant publicitaire, pas de mesure d’audience, pas de bouton de réseau social, aucun script ni police chargés depuis un tiers.
- Un seul cookie, posé par le site, qui contient un identifiant aléatoire. Il sert à trois choses : limiter à un témoignage par établissement et par semaine, te reconnaître comme l’auteur sur la page de ton témoignage, et compter les appareils différents qui portent le mot d’un établissement. Seule une empreinte irréversible de cet identifiant est stockée : la base ne permet pas de retrouver ton appareil.
- Ton brouillon reste dans la mémoire de session de ton navigateur tant que tu remplis le formulaire. Rien n’est envoyé avant que tu appuies sur « Envoyer », et il est effacé juste après.
- Ton niveau n’apparaît jamais : ni sur ta carte, ni sur la page de l’établissement, ni dans les CSV. Il n’est utilisé nulle part pour l’instant. S’il sert un jour, ce sera dans des statistiques agrégées, jamais en dessous de cinq témoignages.
Comment on vérifie que tu viens bien de ce lycée ou de cette fac
On ne te demande jamais tes identifiants scolaires ou universitaires, ni ta carte de lycéen ou d’étudiant. La vérification tient en un mot. Chaque élève donne le mot de son lycée, chaque étudiant celui de sa fac, celui que les autres se passent entre eux, en classe, en amphi, devant la grille, sur le groupe de la promo. Un seul mot, comparé sans accents ni majuscules. Quand un mot devient majoritaire dans un établissement, le plus donné, au moins 3 fois, sans égalité, toutes les voix qui le portent sont comptées. Les autres restent en attente, comptées à part. Le calcul est refait à chaque lecture : une voix en attente est comptée dès que son mot l’emporte.
Quelqu’un qui n’est pas de l’établissement ne connaît pas le mot. S’il en invente un, il reste minoritaire. Le mot n’est affiché nulle part sur le site : seul l’auteur d’un témoignage le voit sur sa page, jamais les visiteurs, jamais les cartes partagées. Il circule entre élèves, pas en ligne.
Un lycée ou une fac est confirmé quand son mot majoritaire est porté par au moins 3 appareils différents. C’est ce statut qui apparaît sur la fiche de l’établissement, dans les listes et dans les CSV. Pour une université de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants, un seul mot pour tout l’établissement est une première étape : le mot par campus viendra ensuite.
Les garde-fous
- Un témoignage par établissement, par semaine et par appareil.
- Un plafond par établissement : 120 % de son effectif sur trente jours, effectifs publiés en open data par les ministères (au moins cinquante voix ; six cents quand l’effectif n’est pas connu).
- Un plafond de vitesse : quand plus de 20 voix, ou plus de 10 % de l’effectif (au plus 200), arrivent en une heure dans un même établissement, les suivantes sont retenues. Elles ne comptent nulle part tant qu’une personne de l’équipe ne les a pas relues. Un vrai mouvement dans un lycée ou une fac est libéré en quelques heures ; un raid ne passe pas.
- Le signal de localisation décrit plus haut. Il n’empêche jamais de témoigner, les connexions mobiles étant souvent localisées loin de l’abonné. Il sert à relire les cas douteux, et le nombre de voix « hors zone » de chaque établissement est publié dans le CSV pour que chacun puisse en tenir compte.
Modération
Les cases cochées sont publiées immédiatement, agrégées par établissement. Comme rien n’est rédigé, il n’y a aucun texte à relire : personne ne peut être nommé, insulté ou reconnu dans un témoignage. La seule relecture humaine porte sur les voix retenues par le plafond de vitesse, décrit plus haut. Elle est faite par l’équipe qui édite le site, établissement par établissement : les voix sont libérées ou écartées, et chaque décision est réversible. L’auteur voit l’état de sa voix sur sa page : comptée, en attente, en relecture, ou non comptée.
Ce que les chiffres veulent dire
Ce sont des témoignages, pas un sondage représentatif. Les élèves et les étudiants qui répondent sont ceux qui ont quelque chose à dire, y compris que ça va. Les chiffres décrivent ce qui est signalé, pas la situation moyenne de tous les lycées ni de toutes les facs. Les lycées et les facs ont chacun leur liste de problèmes : leurs chiffres ne se mélangent jamais. Ils sont utiles pour repérer où ça craque, et pour comparer les problèmes entre eux.
Un élève dont le lycée va bien, un étudiant dont la fac va bien, peut le dire. La case « rien de tout ça, ça va bien » compte comme une voix à part entière : même mot, même relecture, mêmes plafonds. Elle n’entre pas dans le classement des problèmes, dont les parts sont calculées sur toutes les voix, celles-là comprises. Sa part est publiée pour chaque établissement, dans les listes et dans les CSV. C’est elle qui permet de comparer : les mêmes problèmes ne sont pas partout, et c’est le sujet.
On compte est une enquête auto-déclarée avec des garde-fous, pas un recensement. Deux chiffres vont toujours ensemble : les témoignages reçus et les voix comptées. Quand on n’en cite qu’un, c’est celui des voix comptées.
Données ouvertes
Les données agrégées par établissement sont téléchargeables en CSV, un fichier pour les lycées et un pour les facs, sous Licence Ouverte 2.0, librement réutilisables avec mention de la source. Chaque ligne donne les témoignages, les voix comptées, le statut confirmé, les voix hors zone, le problème principal, la part « rien à signaler » et une colonne par problème, en part des témoignages. Les témoignages individuels ne sont jamais exportés.
L’annuaire des lycées et les effectifs viennent de data.education.gouv.fr, les établissements du supérieur et leurs effectifs de data.enseignementsup-recherche.gouv.fr, en licence ouverte.
Combien de temps
Les témoignages sont conservés pendant la collecte et au plus douze mois après sa fin. Ensuite ils sont effacés, empreinte d’appareil et signal de localisation compris ; seules restent les statistiques agrégées par établissement, qui ne contiennent plus rien d’individuel. Pour faire retirer ton témoignage avant, écris à contact@oncompte.fr avec le lien de sa page : comme on ne sait pas qui a envoyé quoi, c’est le seul moyen de le retrouver.
Âge
Il faut avoir 15 ans ou plus pour témoigner, âge à partir duquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données en France.
Qui édite le site et où il est hébergé : Mentions légales.